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En 1950, un événement important pour les historiens et critiques d’art, va se produire dans la vie de Cédor: il abandonne le courant primitif du Centre d’Art pour chercher son propre mode expressif. A ce titre, il fonde «Le foyer des Arts Plastiques» avec ses amis artistes : Lucien Price, Max Pinchinat, Néhémy Jean, Alexandre Jeanty, Daniel Lafontant. De 1952 à 1956, ce sage au verbe posé dirige le Foyer des Arts Plastiques. A partir de 1953, Cédor est devenu un abandonné des prix artistiques. Il gagne alors le premier prix à l’exposition «L’homme Haïtien au travail» organisé par le Département duTravail. En 1955, voulant récidiver il remporte le 3ème prix de la Biennale de Cuba.
En 1957, cet homme affable est nommé directeur du Musée des Beaux-Arts de Port-au-Prince. Son tempérament de feu surgit alors: il accepte et démissionne 24 heures plus tard. La même année il reçoit une lettre de félicitations du Vice-Président Richard Nixon. Il expose peu de temps après au Mexique et à l’institut Français d’Haïti. En 1967, Dieudonné Cédor est choisi avec Néhémy pour réaliser des peintures murales de l’Aéroport International de Port-au-Prince. On regrette le massacre perpétré par des maçons ou restaurateurs en batiment sur de telles oeuvres. L’artiste sollicité par les collèges de la capitale, accepte d’inculquer aux jeunes les notions de peinture et de dessin avant de se consacrer à former des promotions de plasticiens à l’école Nationale des Arts (Enarts). Un des propriétaires de galerie du pays, Georges S. Nader le désigne conseiller artistique. L’EFFET CÉDOR Les notables du pays rêvent encore d’avoir chez eux un Cédor. Ils flairent l’intérêt de l’immense production picturale de cet artiste, lié pendant un certain temps au «Réalisme de cruauté». Cédor se sent porteur de lignes, de formes, de couleurs propres à incarner même très rapidement la vie.
Le dira-t-on assez? Ce peintre septuagénaire, appele le «mage de Brochette» par certains, a sa période bleue, et même rouge. Un rouge de joyeuseté et d’angoisse. Le célèbre Pablo Picasso, n’aurait-il pas eu, lui aussi, ses périodes, ses saisons? Chemin luisant, un Cédor octogénaire en 2004 ou 2005, constituerait un cadeau aux générations montantes. Dieu soit loué. L’artiste garde sa vigueur. Il est encore capable de rentrer et de sortir. Les oeuvres cédoriennes parleront publiquement à la Galerie Nader et ailleurs. Dominique Batraville Le Nouvelliste Copyright © by The Carrie Art Collection 121 Juvenat, Number 5 Petionville, Haiti Telephone: (509) 401-0145 URL: http://www.carrieartcollection.com E-Mail: info@carrieartcollection.com |


